Un site consacré à la mobilité autour de Vélizy ne saurait être complet sans une (longue) page consacrée à la trop célèbre route nationale 118, en abrégé la 118.
Vital pour notre secteur comme pour d'autres (Noveos, plateau de Saclay, Massy, Courtaboeuf), cet axe, pourtant encore jeune, souffre d'une santé chroniquement fragile.
La route nationale 118 aujourd'hui

Longue de 22,4 km entre le pont de Sèvres et l'autoroute A10 aux Ulis, elle comporte 5,2 km dans les Hauts-de-Seine, 1,9 km dans les Yvelines et 15,3 dans l'Essonne.
Elle inclut 15 diffuseurs, numérotés du nord au sud :
| Diffuseur | Directions | Restrictions d'accès | |
| 1 | 1a: St-Cloud, La Défense [D7] 1b: Issy-les-Moulineaux, Paris [D7] |
Sorties depuis la province Entrée vers la province |
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| 2 | Les Bruyères | Sèvres, Chaville, Meudon [D181] | |
| --- | Ermitage | Provenance de Meudon-la-Forêt | Entrée vers Paris |
| 3 | Meudon-la-Forêt | Vélizy, Meudon-la-Forêt | |
| A86 | Echangeur du Petit Clamart |
Versailles, St-Quentin-en-Yvelines, Antony, Orly-Rungis, Créteil | |
| 4.1 | Z.A. Villacoublay | Sortie depuis Paris | |
| 4.2 | Z.A. Val de Grâce | Sortie depuis Paris Entrée vers la province |
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| 5 | Clamart, Paris (Porte de Châtillon) [N306/D906] | Sortie depuis la province Entrée vers la province |
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| 6 | 6a: Bièvres, Jouy-en-Josas [D117] 6b: Igny, Palaiseau [D444] |
Sortie dédoublée uniquement depuis Paris |
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| 7 | Vauhallan | ||
| 8 | Christ de Saclay | Saclay, Gif-sur-Yvette [D306] Jouy-en-Josas [D444], St-Quentin-en-Yvelines [D36] |
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| 9 | Corbeville | Centre Universitaire, Le Guichet, Gif-sur-Yvette | |
| 10 | Le Guichet | Sortie depuis la province Entrée dans les 2 sens |
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| 11 | Orsay-Centre | ||
| 12 | Bretelle de Chevreuse |
Bures-sur-Yvette, Les Ulis-Centre [D188] | Sortie depuis Paris Entrée vers Paris |
| 13 | Mondétour, Courtaboeuf | Sortie depuis Paris Entrée vers Paris |
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| 14 | Ring des Ulis | Les Ulis, Mondétour, Courtaboeuf, Marcoussis, Chartres par RD [D118] |
La route nationale 118 Ã travers l'histoire
Dans les années 1950
Ce titre ne tiendra pas ses promesses, la RN118 n'existait alors pas dans les années 1950. Il y avait bien une RN118, mais elle allait d'Albi (Tarn) à Mont-Louis (Pyrénées-Orientales).
Mise à part une chaussée du contournement de Bièvres mise en service en 1960, la création de l'actuelle route nationale 118 remonte pour sa plus grande partie au début des années 1970. Mais avant, ce n'était quand même pas le néant total.
Le site Géoportail de l'IGN propose, entre autres trésors, une carte de France années 1950 (https://www.geoportail.gouv.fr/donnees/cartes-1950). Le site remonterletemps.ign.fr permet de faire une comparaison en face à face en cette carte historique et une carte actuelle. On peut ainsi voir ce qui existait il y a quelques dizaines d'années, et cela a un peu changé, tant pour ce qui est de l'urbanisation que pour ce qui est des infrastructures de transport.
La galerie ci-dessous a été créée en reprenant les mêmes secteurs en 1954-1955 et en 2019 en superposition. Cliquez sur une des fragments de carte pour faire défiler en grand format les 4 sections du nord au sud d'abord en 1954-1955 ensuite en 2019.
Section 1 - Pont de Sèvres - Vélizy
A partir du pont de Sèvres, la RN118 s'appuie sur la colline de Brimborion pour commencer son ascension. Elle suit ensuite le tracé de la rue des Bruyères pour atteindre le plateau et l'échageur des Bruyères (cote 162). La route reprend ensuite le tracé de la RN187, une ancienne route forestière. L'angle a évidemment été arrondi, le franchissement est-ouest au niveau de l'étoile de la Patte d'Oie a été remplacé par un pont sous la RN118 un peu plus au sud. Au sud de Villebon, la RN118 est tracée un peu plus à l'ouest que la RN187 (route Marcel Moraine). Le chemin qui arrive du nord-ouest à la fin de la forêt de Meudon (cote 173) est la route de la Porte de Verrières, le chemin qui passe en lisière de la zone d'emplois entre le parc tertiaire et le technopôle Bouygues Telecom. Evidemment, ni la zone d'emplois ni même Meudon-la-Forêt ne sont encore aménagés. L'aérodrome Morane est encore mentionné.
Section 2 - Vélizy - SaclayÂ
La RN118 contourne le quartier pavillonnaire du Petit Clamart par l'ouest. La ferme de Villacoublay se trouve approximativement à l'emplacement du sud du parking Auchan. La route poursuit par la vallée de la Sygrie, sur son versant est, afin de rejoindre la vallée de la Bièvre à l'est de Bièvres. Elle traverse ensuite les Bois Communaux en diagonale afin de rejoindre le plateau de Saclay. Une fois sur le plateau, la RN118 n'est autre que la RN306 à laquelle une seconde chaussée a été ajoutée (c'est la chaussée qui est la moins vallonnée).
Section 3 - Saclay - Orsay
Au niveau du Christ de Saclay, la RN118 abandonne la RN306 pour rejoindre le tracé de la RN446. Un raccordement est donc construit à l'est du rond-point du Christ de Saclay. Corbeville (cote 157 la plus au sud) marque la sortie du plateau de Saclay et la descente vers la vallée de l'Yvette. Le tracé de la RN118 est aménagé à l'est de la RN446, en fond de vallée. Il passe ensuite sous la gare du Guichet, mentionnée sur la carte comme halte (He), et traverse la vallée direction plein sud (avec un passage en zone déjà urbanisée).
Section 4 - Orsay - Les Ulis
Un pointillé noir est-ouest apparaît sur le versant sud de la vallée. C'est la trace d'une voie ferrée qui avait été partiellement construite une vingtaine d'années auparavant, Paris-Chartres par Gallardon. Devenue sans intérêt avec l'unification des différents réseaux ferrés dans la nouvelle SNCF en 1938, la voie sera désaffectée, et son infrastructure sera ici réutilisée pour faire passer la RN188, route de jonction entre l'autoroute A10 et Les Ulis. Une fois cette route franchie, il reste une dernière ascension à la RN118, celle du plateau de Courtaboeuf. Elle rejoint alors le tracé de la RN446 avant de s'en séparer définitivement pour aboutir sur l'autoroute A10 à l'ouest de la Folie-Bessin. Pour Les Ulis, il faudra attendre un peu: la ville n'existe en effet pas à cette époque.Â
Si le site de l'IGN vous a plu, vous pourrez y retrouver d'autres traces du passé.
La première vue présente, en 1955, l'ancienne ligne Paris-Massy-Chartres (surlignée en jaune). Sur la seconde vue, en 2019, le tracé a été réutilisé du nord au sud par la ligne TGV Atlantique, puis, après avoir dépassé l'ancienne gare de Villebon-Etat, par la RD188, puis par une voie verte qui, via le tunnel de Montjay et le viaduc des Fauvettes, se dirige vers Gometz-le-Châtel et Limours. On longe à un moment la 1e voie d'essai de l'Aérotrain.
La 3e et la 5e vue représentent, toujours vers 1955, une autre ancienne ligne (surlignée en vert). Cette fois, il s'agit de l'Arpajonnais, train qui permettait l'approvisionnement des Halles de Paris notamment en fruits et légumes. Le tracé n'apparaît pas continu, car à certains endroits, la voie longeait une route, par exemple la RN20. Aujourd'hui, on peut en particulier encore voir la rue de l'Arpajonnais à Linas (ancien passage en tranchée ouverte dans la ville), la gare de Leuville, et le viaduc de franchissement de l'Orge à l'approche d'Arpajon. D'autres chemins suivent encore le tracé de la voie.Â
Dans les années 1970
La majeure partie de l'aménagement de ce qui allait devenir la route nationale 118 a eu lieu à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Mais dès 1960 un premier aménagement se fait, sunr une seule chaussée, entre le Petit Clamart et Bièvres: la circulation de transit évite donc le centre de Bièvres. Les autres sections seront tour à tour ouvertes sur un peu plus d'un an, entre l'automne 1971 et l'automne 1972. C'est initialement une voie express, numérotée F18. Quelques années plus tard, elle sera renumérotée RN118.
Pourtant, les différents schémas d'aménagement de la région parisienne, que ce soit le Plan d'Aménagement et D'Organisation Générale de la région parisienne (PADOG) de 1960 ou le Schéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme de la Région Parisienne (SDAURP) de 1965, ne donnaient pas un rôle majeur à ce qui allait devenir la route nationale 118.
En rouge, le périphérique parisien (mis en service entre 1960 et 1973), en orange, la rocade de banlieue qui se concrétisera sous la forme de l'autoroute A86, en vert, l'autoroute interurbaine de Seine-et-Oise, devenue A87 et pratiquement abandonnée sur toute sa longueur. On trouve quelques traces de cette A87 dans l'A126 entre Chilly-Mazarin, Massy et Palaiseau et son échangeur monumental avec l'A10, la croix de Palaiseau, jamais terminé.
En bleu clair, l'autoroute A10 qu'on voit se terminer aux portes de Paris (elle utilise entre Paris et Massy le tracé d'une ancienne voie ferrée Paris - Massy - Chartres jamais terminée... et comme le projet d'autoroute sera abandonné entre Paris et Massy, c'est finalement le TGV Atlantique qui profitera de la place)
En jaune, l'équivalent de la RN118, dont seule une partie est planifiée. Le constat est bien que cette route, à la longueur limitée, n'avait pas vocation à assurer des échanges nationaux. Ce rôle était dévolu à l'A10, voire à une parallèle localisée plus à l'ouest.
Enfin, le SDAURP de 1965 fait apparaître un doublement de la RN118 entre Issy-les-Moulineaux et Bièvres, numéroté B18. Il n'existe de ce projet que la traversée de la forêt de Meudon dans Clamart, la route départementale 2 entre la place du Garde et le quartier du Jardin parisien.
La route nationale 118 a un demi-siècle d'existence
En 2023, date de révision de cette page, la route nationale 118 aura fêté ses 50 ans. Et il n'est pas sûr que ce soit le bel âge pour elle.
Un trafic souvent chargé
Assurant la principale liaison routière entre l'ouest parisien (dont La Défense) et les autoroutes A10/A11, et via la Francilienne, A6 et A5, desservant sur sa longueur un certain nombre de zones d'activités importantes, Boulogne et la vallée de la Seine, Inovel Parc et Noveos, le plateau de Saclay et Courtaboeuf, sans oublier d'une part Satory et St-Quentin-en-Yvelines, d'autre part Massy, cet axe est condamné à supporter une circulation importante les jours ouvrés comme les jours de grands départs ou de grands retours.

Cette carte a été publiée par la Direction des Routes d'Ile-de-France (DIRIF) en 2016. Pour la RN118, elle ne donne que des données de trafic (2 sens) de 2014, les derniers qui devaient être disponibles. On voit que le trafic (2 sens) (TMJA, Trafic Moyen Journalier Annuel, soit le trafic de l'année "moyenné" sur une journée) était de l'ordre de 100000 véh/jour en forêt de Meudon, 63000 au niveau de Vauhallan, 74000 au niveau de Corbeville.
En comparaison, l'A86 au niveau de Vélizy était à 115000, l'A12 au sud de Rocquencourt à 128000, l'A13 à Vaucresson à 138000, l'A6 à Wissous à 154000; l'A4 à Charenton à 219000 et la même A4 au niveau de Nogent à 240000. Mais toutes ces voies ont davantage de voies que la RN118.
Ce trafic se concentrant sur les heures de pointe du matin et du soir, il en découle de longues tranches horaires de ralentissements voire de congestion, en particulier au niveau des principaux échangeurs.
Un profil en long difficile

En 22 kilomètres, la RN118 franchit successivement 3 plateaux, celui de Vélizy, celui de Saclay et celui de Courtaboeuf. Ceux-ci sont séparés par 2 vallées, respectivement celle de la Bièvre, traversée à Bièvres, et celle de l'Yvette, traversée à Orsay. La plupart des changements d'altitude se font par des pentes assez fortes: la première côte, celle de Sèvres, présente certaines parties avec une pente de 8 %. La carte, issue du site https://fr-fr.topographic-map.com, illustre bien le caractère vallonné de l'axe.

Cette spécificité se confirme par le calcul de profil altimétrique proposé par le site Géoportail de l'IGN. Ce calcul est accessible via l'onglet "Outils" (clé à molette située en haut à droite de l'écran) puis par l'item "Etablir un profil altimétrique" dans la section "Mesures". Le profil a été établi en suivant plus ou moins précisément le tracé de la RN118: il ne faut donc pas attacher une grande importante aux légères variations d'altitude.
Un climat rude

Ce n'est certes ni la Laponie, ni la Sibérie ! Mais force est de reconnaître que la météo des plateaux peut être sensiblement différente de celle des vallées. Qui n'a jamais été surpris par:
- la présence d'un épais brouillard sur le plateau de Vélizy alors que la visibilité était parfaitement dégagée au pont de Sèvres, ou
- la présence de neige sur ce même plateau alors qu'aucun flocon n'avait laissé de trace au pont de Sèvres ?
En cause, la différence d'altitude et la végétation nettement plus présente sur les plateaux.
Parmi d'autres journées, celle du 8 décembre 2010 a largement contribué à asseoir la réputation de la route nationale 118. D'importantes chutes de neige (avec un cumul de 15 cm sur Vélizy) ont conduit assez rapidement à une paralysie des réseauc routier et de transport en commun sur Vélizy et les communes environnantes, amenant un certain nombre de personnes, travaillant sur Vélizy ou simplement de passage, à devoir y passer la nuit de façon totalement improvisée, que ce soit dans leur entreprise, dans un centre d'accueil, au centre commercial Vélizy 2, voire dans leur voiture.
En janvier 2011, soit quelques semaines après l'événement neigeux, le CGEDD (Conseil Général de l'Environnement et du Développement Durable, dépendant du Ministère en charge des transports) a publié un document de type retour d'expérience. Ce document retrace les différents événements, leurs conséquences sur les réseaux de transport et liste quelques recommandations à mettre en oeuvre.

On ne saurait oublier ici de mentionner l'aide apportée par la Base Aérienne 107 de Villacoublay.
En photos, cela s'était ainsi traduit à Vélizy, le long de la RN118, mais aussi dans la traversée de la forêt
Soirée du 8 décembre 2010
La 1e photo a été prise au niveau de la sortie vers Vélizy (au fond l'immeuble de la rue de la Pépinière) (21h00), la 2e sur la route de la Porte de Verrières, la 3e sur la piste cyclable parallèle à la RN118, la 4e et la 5e sur le pont de la route des Gardes, la 6e et dernière sur le pont de Sèvres (22h30)
Matinée du 9 décembre 2010
Les 2e à 8e photos ont été prises de la passerelle piétonne qui a existé jusqu'au 23 octobre 2019, jour où un convoi exceptionnel, trop haut, l'a très fortement endommagée.
Les critiques ayant été nombreuses quant à la gestion de cet événement et d'autres de même nature, c'était désormais le principe de précaution qui allait s'appliquer. Les règles de circulation seraient donc adaptées par anticipation. C'est ainsi que les bus des lignes régulières se sont trouvés interdits de RN118, et donc dans certains cas heureusement rares être amenés à traverser la forêt de Meudon par des routes forestières étroites, non déneigées et non traitées.
On est ensuite arrivés à une réglementation plus adaptée, sous la forme d'un ensemble de plusieurs arrêtés, interdisant la circulation des transports de matières dangereuses, des poids lourds et des véhicules articulés. Ce qui devait donc laisser la place à nos bus standards et non articulés s'est parfois heurté à une ambiguïté quant au terme "poids lourd": le poids lourd ne peut-il être qu'un transport de marchandises ou le terme englobe-t-il les transports de voyageurs ?
Cela n'a pas empêché une nouvelle crise, de moindre ampleur avec à nouveau des automobilistes bloqués sur la RN118 en particulier du côté de Bièvres et d'Igny, en févrer 2018. Le préfet de région, lors d'une présentation du plan neige et verglas 2018-2019 à la mi-novembre 2018, détaille le catalogue d'actions mis en place spécifiquement pour la RN118: remplacement des barrières permettant la fermeture des accès, vérification des caméras de surveillance, création d'interruptions franchissables entre les 2 chaussées (afin de permettre le demi-tour des engins de déneigement). Il explique également que des fermetures préventies de la RN118 sont envisageables.
Lors de la tempête du 29 janvier 2019, durant laquelle de fortes chutes de neige étaient prévues, la RN118 dont la fermeture était initialement annoncée pour 22h, a vu ses accès condamnés dès 15h. L'annonce en ayant été faite entre 12h et 13h, soit avec moins de 3 heures de préavis, les départs de Vélizy ont été difficiles: zone d'emplois totalement saturée vers 14h15-14h30, peu de bus vers le pont de Sèvres, même si Keolis Vélizy avait réussi à doubler certains départs. C'est certain, il n'y a eu aucun automobiliste bloqué sur la RN118, mais au prix de fortes difficultés pour les retours de nombreux salariés.


Et la réouverture s'est effectivement faite le lendemain après-midi, soit pratiquement en dernière position dans le réseau routier national d'Ile-de-France.
Par temps de neige ou de verglas, il faut donc nécessairement compter avec le risque d'une fermeture de la RN118, même sans le moindre flocon, et donc anticiper un retour par un mode de transport et/ou un itinéraire différent de l'aller. Et ne pas oublier d'anticiper un blocage quelque part en s'équipant d'un kit de survie.
Et quand ce n'est pas la neige ou le verglas...
ce peut être la pluie. La section entre le pont de Sèvres et l'échangeur des Bruyères (Meudon-Chaville) présente, par fortes précipitations, un problème d'évacuation d'eau. Cette évacuation se fait en grande partie en suivant la pente, mais aussi en traversant par moments la chaussée d'un bord à l'autre, ce qui peut dans des cas extrêmes poser un problème d'adhérence.
Une maintenance qui n'a pas été toujours à la hauteur
Comme partout sur le réseau routier national, les services de l'Etat, malgré tout leur engagement, ne sont pas toujours en mesure d'assurer l'entretien de la RN118 autant que nécessaire.
Courant 2010, la Direction des Routes Ile-de-France avait annoncé son schéma directeur du réseau routier national en Ile-de-France. Partant du principe que l'éclairage n'était pas nécessaire sur toutes les sections alors éclairées, la DIRIF annonçait sa décision de concentrer l'éclairage sur certaines sections, moyennant un équipement mieux maintenu. Voici la carte qui avait alors été publiée:
Source:Â http://www.dir.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/carte_cle231336.pdfÂ
On voit que pour la RN118, l'éclairage qui s'étendait jusque là à la section allant de Pont de Sèvres à Villacoublay, se trouvait réduit aux 2-3 premiers kilomètres au départ du pont de Sèvres, soit la montée et l'échangeur de Meudon/Les Bruyères. Un point singulier semblait devoir être maintenu, l'échangeur du Petit Clamart.
Dans les mois qui ont suivi, l'éclairage sur le plateau a ainsi disparu. Mais celui de la montée, après avoir été hésitant, fonctionnant parfois sur la seule montée, ou sur la seule descente, a fini par disparaître totalement. De fait, plus aucune section n'est en 2019 éclairée (à part une petite section en haut de la montée, par l'intermédiaire de l'éclairage de la rue des Bruyères qui est parallèle à la RN118).
Les téléphones d'urgence ont eux aussi disparu progressivement. Vers 2017, on en comptait déjà plus un seul appareil en service sur les 6 de la traversée de la forêt de Meudon.
A titre d'exemple, et en utilisant les vues Street View, la fin de carrière entre 2008 et 2016 d'une de ces bornes d'appel, celle située un peu avant la sortie vers Vélizy / Meudon-la-Forêt. Elle a été définitivement neutralisée en juillet 2019 lors des travaux préparatoires à la création de la voie bus.

On peut ajouter les difficultés d'évacuation des eaux par fortes précipitations. Celle-ci se fait en principe soit par des grilles en bord de chaussée, soit par des ouvertures dans la glissière en béton armé. On note régulièrement que les grilles sont en grande partie obturées et que les ouvertures ne sont plus opérationnelles. C'est ainsi qu'on peut avoir une submersion de la chaussée en forêt de Meudon par plusieurs dizaines de centimètres d'eau. Les photos suivantes sont d'origine Google Maps / Street View, datées de septembre 2017 (cliquez sur une des photos pour les afficher en grand format).
Une partie des évacuations d'eau a été cependant refaite avec la création des 2 voies dédiées bus.
Et ce qui doit arriver arrive donc régulièrement. Ici le 22 mai 2018...
Sources: forêt de Meudon compte Instagram Franck Duret mentionnant cette photo; pont de Sèvres Julien Pornet (compte Twitter @JuPornet)
Et des problèmes "qui n'arrivent que sur cette route..."
Gennevilliers (nord des Hauts-de-Seine), 15 mai 2018, après-midi
Un des murs de soutènement du remblai d'accès au viaduc de Gennevilliers (supportant l'autoroute A15) s'effondre partiellement, entraînant la coupure de l'autoroute dans le sens Pontoise > Paris. L'effondrement du mur entraîne celui d'une partie du remblai en sable. La chaussée de l'autoroute ne sera rouverte que le 19 mai, sur les seules 2 voies les plus à gauche, pendant que sont menés les travaux de reconstruction du remblai et du mur. La 3e voie est rouverte en décembre 2018, la dernière en mars 2019.
La recherche des causes de l'accident montre que l'effondrement de ce mur construit suivant la technique de la Terre Armée dans les années 1970 est consécutif à la corrosion des armatures métalliques horizontales qui retiennent le mur. Craignant une répétition du même incident, les services de la Direction des Routes Ile-de-France font une investigation sur tous les murs construits suivant les mêmes procédés. Les recherches montrent que seuls 2 murs présentent des risques, les 2 qui tiennent le remblai de la RN118 au niveau de la Cristallerie à Sèvres (les 2 immeubles de part et d'autre quand on quitte le pont de Sèvres en direction de Vélizy).
Des restrictions sont mises en place le 20 décembre 2018 d'une part en direction de Boulogne après la sortie vers La Défense et Issy, d'autre part sur la rampe d'accès depuis La Défense et Issy en direction de Vélizy. Dans un cas, c'est la voie de droite qui est fermée, dans l'autre cas, la voie est simplement déplacée sur la gauche. Dans les 2 cas, le passage est interdit aux poids lourds de plus de 13 tonnes (bus exclus). Il s'agit de remettre en place des "clous" d'environ 10 m de long pour assurer la tenue du mur.
Ces photos ont été prise au soir du 24 octobre 2019. Celle de gauche montre le mur sud, celui qui supporte la chaussée descendante de la RN118. Les travaux sont terminés depuis fin août - début septembre et les restrictions de circulation ont pu être levées. Celle de droite montre le mur nord, celui qui supporte la bretelle d'accès depuis La Défense en direction de Vélizy. On approche alors de la fin des travaux.
23 octobre 2019, 14h06
Sytadin annonce un accident sur la RN118 entre Sèvres et Meudon. A 14h23, l'axe est annoncé fermé dans le sens nord-sud, puis 4 min plus tard, dans le sens opposé. A 17h54, la fermeture est étendue à partir du Petit-Clamart (A86).
En début d'après-midi, un convoi exceptionnel hors gabarit a heurté le tablier de la passerelle piétonne située au milieu de la côte. Vu les dégâts et les risques, les services de la DIRIF considèrent la passerelle comme irrécupérable et la décision est donc prise de procéder à sa démolition dans les plus brefs délais.
La circulation dans le secteur sera "très difficile" durant toute la fin d'après-midi et la soirée, avec en particulier une interruption de toutes les lignes de bus entre Vélizy et le pont de Sèvres. La circulation sera rétablie à 6h50 le lendemain, une fois la passerelle démolie et la chaussée et les abords remis en état.
Sources: photos accident-rn118-... site ville de Sèvres ; après-collision... Alex (@Alexis82796278 sur Twitter) ; grue... compte Twitter ville de Meudon ; dépose... compte Twitter Grand Paris Seine Ouest ; 2019102... archives personnelles


































































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